Qui sommes-nous ?

Association Mots Migrateurs


L'association comprend aujourd'hui une trentaine de membres.


Collectif d’écrivains en Val d’Oise, ouvert à toute personne ayant un projet d’écriture : roman, recueil de nouvelles, pièce de théâtre, livre d’artistes, etc...

Une association à partager.

L’association Mots Migrateurs a pour objectifs de permettre à des écrivains, des auteurs de se rencontrer régulièrement, de faire connaître la littérature et l’écriture sous toutes ses formes, de mener toute action visant à promouvoir les écrits ou travaux littéraires de ses membres actifs, de faire vivre l’écriture contemporaine autrement.


mots.migrateurs@club-internet.fr .

www.motsmigrateurs.fr

 
Mardi 10 juin 2008

Pays immense où chacun est un pour chacun.
Pays de transe, là où personne n'est quelqu'un de craint.

On y voit ce que l'on veut, ce que l'on sent, ce que l'on croit,
On transforme tout comme on peut, avec ou sans, on s'y fera.

Nous serons Dieu à notre manière, dans nos rêves comme dans nos vies.
C'est au monde, et à nous éphémères, de créer notre propre paradis.

Ensemble pour chacun car chacun dans l'ensemble peut devenir quelqu'un.
On se ressemble, nous sommes un, et un à un on se rassemble pour ne pas être rien.

Le cri de la liberté résonne dans le paysage en une Aube immortelle.
Toute la vie on assiste à cette chose ancrée dans la réalité, souvenir éternel...

C'est le pays des rêves que je vous présente...mesdames... messieurs...
Et pour y entrer, il suffit d'y croire... et... de fermer simplement les yeux...


Julien (16 ans)

 

par Mots Migrateurs publié dans : Poésie
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Mardi 27 mai 2008

Les mots
Dans le métro
Se sont enfuis
Car la Motte Picquet.
Pourtant Levallois a dit
Je Perret.

Le Colonel Fabien
En fit tout un Crimée
La mena, menottée
Porte de Pantin.
Elle demeura Muette
Alors qu’il envoyait
 un Télégraphe.

Toute la Place des Fêtes
Ergotait !
« Elle finira à Saint Fargeau
Privée de Liberté,
A moins qu’on ne la jette
Sous le pont Mirabeau »

La Motte profita du Bel Air,
Pensant à Robespierre,
A Richelieu Drouot…
C’était un vrai Saint Sulpice !
Pour ces quelques maux.
Elle se repentit.

Notre colonel devint Terne,
Fit appel à Marx Dormoy
Pensant que c’était des Bolivar
A la Richard Lenoir !
La Motte avait froid
Tout près de Lourmel.

C’était le Quatre Septembre,
Paris se souviendra
De cette Fille du Calvaire,
Si Volontaire
Trouvée là, tout près d’Opéra,
Toujours sur la Défense.


Arielle Alby
(En réponse au poème de Jean Gennaro "Disparition dans le métro")

par Les Mots Migrateurs publié dans : Poésie
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Mercredi 14 mai 2008

J’ai suivi la route
En marchant dans mes doutes.
Couru après l’espoir
Mais me suis perdu dans le noir.
Je deviens pantin
De notre destin.
Conjuguer le passé
Pour enfin recommencer.
Meilleur juge
Je veux que dieu me re-juge.
De nombreuses peines
Rester sans appel.
Que ma souffrance soit réduite
Dans cette vie inconsciente.
Que les étoiles se retournent,
Pour que je les retrouve.
Que ma peine soit réduite
Avant que je sois détruite.
Je veux que demain
Soit débarrassé du malin.
Entre erreur et doute
Tout me dégoûte.
Le paradis m’est-il inaccessible,
Etre pour Satan sa cible.
La clé du bonheur
Derrière le malheur.
L’amour derrière la haine
Sans savoir où ça nous mène.
 
Mlle COLMAOR Jessica
Lycéenne

 

par Les Mots Migrateurs publié dans : Poésie
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Mardi 8 avril 2008

Poètes, descendez à la station la Muette !
Griots du suburbain, par Issy la sortie !
Sur le skaï on roupille sans sonnets dans la tête,
Métro Rimbaud dodo, cette fois c’est fini.
En bas les Parnassiens ne sont plus bienvenus.
Vos vers sont mis à pied, chers enfants de Vénus !
Taquineurs de quatrains, quittez ce souterrain !
A la Bastille on n’aime plus la fille de rien
Qui roulait en seconde le flot de ses mots crus,
Poésazie ne prendra plus le tape-cul.


Mais sans rimes à ses rames le métro se désole,
Le peuple souterrain à Marcel s’en bat l’œil. 
Les Filles du Calvaire ne sont plus des égéries,
Leurs courbes émeuvent moins que celles des profits.
La lyre n’a plus droit de Cité dans le tube,
Le mot de Cambronne s’efface pour la Pub.


Au métro Père Lachaise on enterre la Muse,
La belle Terpsychore arrive au terminus.
Mais le monstre du Biz Ness finira tel Méduse
Et le Phénix, Amis, renaîtra à Picpus !



Jean Gennaro

par Mots migrateurs publié dans : Poésie
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Vendredi 7 décembre 2007

C'est quoi ce goût bizarre
Ce petit goût sucré
Qui ravit mon palais
Cet étrange nectar  
Euphorise mon esprit
Sublime tous mes sens
Ma langue qui papille
Endort mon agueusie
J'assaisonne, j'épice, j'aromatise
Je cueille la gourmandise
Je m'autorise et me grise
Toute estourbie
Proche de l'apoplexie
Je découvre quintessence
Jouissance, excellence
Je goûte de l'inconnu
Du neuf, de l'oublié
Je regoûte à la vie
Entre Paradis
Et Enfer maudit
Je goûte sans réticence
J'en profite, c'est permis
De ce petit goût bizarre
De ce petit goût sucré 
Rare et précieuse saveur
Ce fumet de douceur
C'est celui du bonheur

Celui du chocolat y ressemble parfois

Florence Foucart

par Florence Foucart publié dans : Poésie
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Lundi 26 novembre 2007

Derrière ma frontière le flamboiement du rêve
Vision détrempée de signes d’orage
La distance éblouit ma transparence
Sourire irisé réverbérant mon amour
Mon regard précède la page remplie de notre histoire
Je glisse sur une étendue exténuée
Forme opaque en opalescence de chair
La nuit irradie l’embrasure en suspens
Règne des corps dissous dans l’étreinte
La splendeur projette l’ombre sur l’écume
Limpide présence défaillant d’inertie
Le miroitement expulse le grondement
Désir en étau dans une incandescence
Nuée instantanée à la cicatrice féconde
L’imminence préfigure l’extase
Abîme jaillissant à l’envers du vide

Alix de Fontanges

par Alix de Fontanges publié dans : Poésie
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Lundi 26 novembre 2007

Je sommeille pour étirer l’oubli d’étoiles en flammes
Le temps énonce les attributs de mon amour
Loin des flots la connaissance dispose de l’orage
Fugue en repli pour mordre les heures
Je tisse le fil des jours ignorants
Tandis que la lune diffuse la lumière infusée
Sans fin je déloge la solitude entrebâillée
Crépuscule adoubé par les pierres confondues
Muraille élevée sur le vide hasardé
Je regarde les plaintes inscrivant le mystère
Yeux conventionnels juchés sur un battement de cœur

L’aube dévoile les premières cendres
Exhalaisons à la mesure de l’ultime prière
Mon hymne s’incline devant la sève de l’aube
Affrontant comme toujours les douleurs
Fleurs folies s’ouvrant sur le souffle d’un pétale
Délicates vibrations d’âmes célestes
Je notifie la résonance de la mémoire désavouée

Exil encerclé par un espoir sans réplique
J’accomplis ton vœu dilué dans un regard infini

Alix de Fontanges

par Alix de Fontanges publié dans : Poésie
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Mercredi 21 novembre 2007

J’écris dans le cahier vert
Avec mon stylo vert
J’écris en vert,
De la prose, pas des vers.
Envers et contre quoi
Envers et contre moi,
J’écris parfois en vers
Des mots de verre qui ne cassent rien
Et vert de rage, j’enrage
Tandis que des vers de terre vermoulus 
Sont dévorés par de véritables verrats
Qui patinent sur du verglas…gras
Des trouvères verts couverts de vérole hivernale,
Vers Anvers s’évertuent à plus de vertu
Hélas, je persévère à déverser mes vers
Ces tombereaux de vers luisants, peu reluisants
J’écris en vert-de-gris
Vers où, vers qui faut-il que j’écrivisse
Envers et contre tous alors,
J’écris des vers,
Solitaire, 
Pris de vertige, j’écris sévère,
A l’envers du décor
A la verticale du Vercors
A l’endroit, à l’envers
Trinquons, buvons 
Levons nos verres
De ce verjus, ce jus vert,
À l’humanité toute entière !
À l’univers !
Qui file à l’envers,
À tort, à travers
Un jour, on verra
Luire au fond d’ yeux vairons
Des hérons ronds,
Et des vermicelles vermeils
J’en ai terminé des versets
Pas sataniques pour deux ronds et….
Vous voudriez bien aller voir au verso
Si j’ai encore autant de verve
Désolé, je crains bien que non!


Brigitte lécuyer

par Brigitte Lécuyer publié dans : Poésie
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Jeudi 15 novembre 2007

 

( poème à la manière de Jacques Prévert )

Bandit ! Voyou ! Racaille ! Etranger !

Des cris d’enfants volaient sur la cour de récré,
les craies crissaient, des éponges dures effaçaient
sur les tableaux des noms même pas français.

Le prof lui a dit : « Tu dois partir, prend ton cartable ! »
Sans comprendre il s’est levé, a quitté sa table.
Dans le couloir l’attendaient deux policiers
en uniforme – lui préférait celui des pompiers.

Voyou ! Infiltré ! Sans papiers ! Fumiste !

Des enfants sont devenus préfets, d’autres ministres.
Lui, il rêvait d’être gardien de phare, paysagiste,
pilote d’avion…
Son seul avenir ici, c’est le centre de rétention.

Plié sous le poids de ses manuels scolaires
reliés en peau de chagrin
il a traversé la cour où, pas plus tard qu’hier
il jouait encore aux Indiens,
entre deux cow boys avec leurs revolvers.

Intrus ! Parasite ! Profiteur ! Délinquant !

Le juge des libertés a fait envoyer ses gens
d’armes pour remplir les quotas fixés par le gouvernement.
Le joli métier que celui d’arracher un gosse à son banc
d’école pour l’emmener comme un forban !
On ne devrait jamais quitter Montauban
quand on a sept ans.
Il sera éloigné avec ses parents.

Bandit ! Sagouin ! Va-nus-pieds ! Clandestin !

La France le renvoie à son mauvais destin.
Même son meilleur copain ignore d’où il vient.
Par la fenêtre ses potes l’ont vu quitter l’école.
Le prof un peu gêné parla du pont d’Arcole.
La voiture bleue les a emportés, lui et son cartable.
Une main a gravé son prénom sur sa table :
ARMEN

Des cris d’enfants volaient autour de la cour de récré,
les craies crissaient, des éponges sèches effaçaient
sur les tableaux des noms de familles expulsées…

Jean Gennaro

par Jean Gennaro publié dans : Poésie
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Samedi 29 septembre 2007

Le silence,
Rien que le silence.
Comme un ciel trop lourd,
Comme un cri desséché,
Je manque de toi
Qui ne m’appartient pas.
Je pleure intérieur
En silence.
Rien que l’absence.
Comme un sol trop dur,
Comme un baiser interdit,
Je suis seul de toi
Qui ne m’aime pas.
Je meurs intérieur
En souffrance.

 
V. Gabralga

2005

par V. Gabralga publié dans : Poésie
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