Qui sommes-nous ?

Association Mots Migrateurs


L'association comprend aujourd'hui une cinquantaine de membres.


Collectif d’écrivains en Val d’Oise, ouvert à toute personne ayant un projet d’écriture : roman, recueil de nouvelles, pièce de théâtre, livre d’artistes, etc...

Une association à partager.

L’association Mots Migrateurs a pour objectifs de permettre à des écrivains, des auteurs de se rencontrer régulièrement, de faire connaître la littérature et l’écriture sous toutes ses formes, de mener toute action visant à promouvoir les écrits ou travaux littéraires de ses membres actifs, de faire vivre l’écriture contemporaine autrement.


mots.migrateurs@club-internet.fr 

www.motsmigrateurs.fr

 
Lundi 4 décembre 2006 1 04 /12 /Déc /2006 15:05

A plonger dans la tristesse,
J’ai trouvé les larmes,
Ces perles sensuelles,
Graines de moi-même
Livrées à la pluie.

A vivre la souffrance,
J’ai versé au désespoir
Mes derniers mots d’amour,
Comme on jette de l’eau
Sur la braise.

J’ai touché
L’être au fond.

 

Poème extrait du recueil de poésies "MOTS ARTS" de V. GABRALGA aux éditions "LIBRAIRIE-GALERIE RACINE"

Par V. Gabralga - Publié dans : Poésie
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Lundi 4 décembre 2006 1 04 /12 /Déc /2006 14:29

En 1965, André Malraux, lui rend, lors de ses obsèques, un hommage solennel dans la Cour Carrée du Louvre : « Le Corbusier a connu de grands rivaux (…), mais nul n’a signifié avec une telle force la révolution de l’architecture, parce qu’aucun n’a été si longtemps, si patiemment insulté » « Il était peintre, sculpteur et plus, secrètement poète ».
C’est cette part, la plus méconnue du célèbre architecte que nous vous proposons de découvrir aujourd’hui.

Commentaire du tableau "Nature morte à la pile d'assiettes" que vous pouvez trouver à l’adresse :
http://www.kunstmuseumbasel.ch/de/collection/virtual-collection/epochen/20-jahrhundert/le-corbusier-charles-edouard-jeanneret/mainColumnParagraphs/03/image/wr.jpeg

Ce tableau n'est pas un tableau...
Il en a pourtant la matière, les couleurs, la lumière.
C'est une nature morte, totalement « dénaturée ».
L'oeuvre intitulée malicieusement "Nature morte à la pile d'assiettes" est signée "Jeanneret" - ou, si vous préférez  "Charles-Edouard Le Corbusier"
La toile a été conçue au sortir de la Grande Guerre, en 1920.
C'est comme si le "Plus jamais ça" portait le Monde entre ses bras.
Après l'horreur des tranchées, vouloir tout changer, tout déconstruire pour tout reconstruire.

Le Corbusier et son ami peintre Amédée Ozenfant ont publié, deux ans plus tôt en 1918, le manifeste "Après le Cubisme".
À cette époque, ce n'est plus un secret pour personne. Le cubisme a achevé la dislocation, amorcée par Edouard Manet et Paul Cézanne, de la conception traditionnelle de l'espace plastique...
L'année 1920 est une année charnière. Année de décès du Peintre expressionniste Amedeo Modigliani, mais surtout année de naissance de Michèle Morgan, de Boris Vian, de Issac Stern, de Jean-Paul II, de Charlie Parker,
Cinéma, littérature, musique classique et jazz, religion ; comme s'il fallait que la nouvelle génération, au sortir d'un conflit sans nom, enfante le renouvellement et l'espérance, l'absurde et le génie, redonne du sens à la vie par tous les sens...

Ce tableau n'est pas un tableau.
Une grande époque vient de commencer. Il existe un esprit nouveau.
Sur cette toile, on voit tout de suite une guitare, enfin une… non…des formes de guitare. Un peu comme si on avait  photographié l'instrument sous différents angles (de face, de dos, de profil) et que l'on avait ensuite réalisé un collage pour montrer toutes ses dimensions dans le même espace-temps. L'objet devient pluriel, ombre et lumière, devant et derrière, aujourd'hui et hier, aplats et volumes. Libre à notre esprit de reconstituer l'ensemble.
D'autres objets, eux aussi livrés en multi plans, complètent la nature morte ; deux bouteilles, un livre, une pile d'assiettes (devenue Rosace de l'instrument) et les clefs de la guitare. Nous sommes en présence d'un chant dressé à la gloire de l'esthétique de la forme dépouillée. Les objets ne sont plus réels, et pourtant : simplifiés à leur part d'ombre et de lumière, à leurs élévations en volumes, ils deviennent plus que réels, imposants, importants, improbables, mais tellement vrais.

Ce tableau n'est pas un tableau...
« Nature morte à la pile d'assiettes »  est une révolution en marche.
Lorsqu'il fut peint par Le Corbusier en 1920, il ne semblait pas encore que le système cubiste de construction de l'espace pût être appliqué à d'autres domaines que celui de la peinture.
Le problème que c'était posé les cubistes dès 1907, n'était-il pas précisément celui de l'intégration totale des formes à trois dimensions de l'expérience sensible, à l'univers à deux dimensions de la toile ?
Et pourtant, après guerre, ce mouvement pictural allait apporter d'importantes suggestions aux nouveaux organisateurs de l'espace architectural tels Franck Lloyd Wright, Walter Gropius, Richard Neutra, Pierre Chareau et bien sûr Le Corbusier.

Le terme cubisme provient d'une réflexion de Matisse (qui, pour décrire un tableau de Braque, parla de « petits cubes ») relayée par le critique d'art Louis Vauxcelles
Le cubisme est un mouvement artistique qui s'est développé de 1907 à 1914 autour de Braque et Picasso. Après la Première Guerre mondiale, il s'essouffle un peu, avant de s'éteindre dans les années 20.
Le cubisme prend source dans les écrits et dernières œuvres de Paul Cézanne, le premier à faire une interprétation du monde selon des volumes élémentaires (cubes, sphères, pyramides).
Dès 1907, cette façon de représenter le monde est utilisée par Braque et Picasso, qui ne s'arrêteront pas seulement à décomposer des paysages, mais l'appliqueront également aux objets et à la personne humaine. Les cubistes ont aboli l'idée qu'il faut peindre des "matières nobles," et pensaient que n'importe quel objet pourrait être beau. Les Demoiselles d'Avignon de Picasso (1907) est considéré comme le premier tableau cubiste.

Charles-Edouard Jeanneret-Gris, dit Le Corbusier, est sans doute l'un des plus célèbres architectes du XXe siècle. Il naît le 6 octobre 1887 à la Chaux-de-Fonds, en Suisse. 
Après des études d’art et d’architecture, il fait un long voyage initiatique en Europe. Logé le plus souvent chez des architectes de renom, le carnet à la main, il observe, il dessine et commente tous les styles de construction qu’on lui présente.
Il s’installe à Paris en 1917 pour devenir peintre et fonde avec Amédée Ozenfant et Paul Dermée la revue l’Esprit Nouveau.

Puis, en 1924, il ouvre, avec son cousin Pierre Jeanneret, un cabinet d’architecture rue de Sèvres à Paris et met en application (villa Stein à Garches en 1927, villa Savoye à Poissy en 1929) ses « cinq principes » d'une architecture nouvelle : pilotis, toit-jardin, plan libre, fenêtre en longueur et façade libre. Il use déjà d’éléments préfabriqués et standardisés autorisant une grande variété de combinaison à partir d’une même ossature.

Le Corbusier, soucieux d'éviter la dispersion de ses études, de ses plans, et de certaines de ses oeuvres plastiques, avait, avant sa disparition, jeté les bases d'une fondation à laquelle il a légué l'ensemble de ses biens. Reconnue d'utilité publique, la fondation Le Corbusier est installée dans les villas Jeanneret et La Roche à Paris.
Alors, si vous voulez en savoir plus sur ce grand monsieur de l’architecture, mais aussi peintre, sculpteur et poète, rendez-vous à la Fondation Le Corbusier - 8-10 square du Docteur Blanche – Paris XVIe ou sur Internet à l’adresse : www.fondationlecorbusier.asso.fr

Par V. Gabralga - Publié dans : Description de tableau
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Mercredi 22 novembre 2006 3 22 /11 /Nov /2006 14:39

Age perdu
la sève s'incruste dans les salissures
d'un jour asséché
 
vieux mur équarri
par la meule des saisons
 
A terre
l'ouvre pourfendue
arrachée par le vent invincible
qui rabote le rêve
dépoitraillé
 
Sang pour sang
l'usure a déjoué la corne rouge
sans que jamais vienne l'abondance

Texte de Jean-Marc Baholet.
D'après une oeuvre de Didier Bonnot exposée à la manifestation "Mots Arts" en Octobre 2006
à Cergy.
"Ce ne sont pourtant pas les occasions qui ont manqué". Acrylique et techniques mixtes. 80 x
80 cm.

Par Jean-Marc Baholet - Publié dans : Poésie
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Mardi 31 octobre 2006 2 31 /10 /Oct /2006 16:49

Partis de leur terre natale chercher des espaces moins arides, coupés de leurs racines de papier, ils errent, déphrasés, verbes clandestins, transitifs en transit, mots nomades chassés des grands ensembles dialectiques, proscrits divaguant le long des autoroutes de l'info… loin des noms propres sans bruit et sans odeurs … Mots porteurs de valises, détaché de leur contexte d'origine… Mots non identifiés, en situation irrégulière, apatrides en danger, mal conjugués à notre prospérité…
Mots migrants fuyant le langage policé qui veut les mettre au pas.
Cris sortis de la bouche desséchée de pauvres hères, d'hommes de la manche porteurs d'espoirs en peau de chagrin.
Silence dans l'errant ! Ils arrivent !
Que faire de tous ces mots migrants, ballotés d'un pays à l'autre, qui ont remis leur destin entre les mains des passeurs d'adjectifs ? Les rejeter à la mer, mots de douleur enfermés dans des bouteilles plastique ?
Mots demandeurs d'asile aux portes des esprits repus, mots exclus de nos escalades verbales, maudits mots non dits, messagers clandestins oubliant toutes précautions oratoires pour gagner un lambeau de liberté, ils sont venus s'échouer, tout hébétés, sur les plages du Paradis. Là ils ont cru enfin avoir trouvé la rive riche, mais aussi sec on leur a volé dans les plumes.
Vos papiers ! Vous n'en avez pas ? Des mots sans papiers, ça n'est pas possible !
Et pourquoi pas ? La plupart des mots s'envole, sur pages volantes, paroles en l'air, dans l'air du temps. A nous de les rattraper, de les garder pour les partager, d'apprécier leur caractère, leurs différences.
Mais c'en est trop pour certains…
Maudits mots d'ailleurs ! clament, le verbe haut, les langues nationales, langues mornes des gens qui se croient nés du bon côté du verbe. Leur flot menace nos jolis mots d'ici. Mots d'où ? d'où viennent-ils, d'abord ? D'ici et d'ailleurs, de nulle part, de partout.
Allez vous faire entendre ailleurs, mots-ricauds ! leur dit le beau langage châtié. Pas de ces mots colorés chez nous !

Las ! Ils auront beau dire, tous ces esprits fermés, les mots migrants nous enrichissent, nous rendent meilleurs. Ces mots sans attaches, à la dérive dans la marge de notre opulence verbale, viennent aujourd'hui ouvrir les murs d'incompréhension. Et ces murs blancs de silence jadis dévolus à la peinture
ont soudain pris l'art aux mots.
Mots-Arts, vous avez dit Mots-Arts ?

Texte de Jean Gennaro en souvenir de l'exposition "MOTS ARTS" - Octobre 2006

 

Par Jean Gennaro - Publié dans : Témoignage
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Mardi 24 octobre 2006 2 24 /10 /Oct /2006 18:17

Qui dit mobil dit mobilité,
Qui dit home dit maisonnette,
La mienne est sur roulettes,
On y est bien l’été,

Au soleil comme des papes,
On ne me prend pas au sérieux !
C’est pourtant là que comme un coq en pâte
Je vis…. Loin des curieux.

Je fais des économies,
Des impôts locaux je me rie,
Et je profite du confort.
Jardin et chambrette… coquin de sort !

J’ai traîné mes guêtres,
J’ai transpiré, toujours bossé
Pour en final, notez que c’est bête !
De mon logement me faire expulser.

Quel pied que ce pied de nez !
La marginalité me va,
Les tracas sont dépassés.
Je joue dans mon mobil,

C’est le play mobil.

Arielle ALBY

Par Arielle ALBY - Publié dans : Poésie
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Mardi 17 octobre 2006 2 17 /10 /Oct /2006 08:12

On a voulu rendre honneur à sainte Pélagie, qui est décédée un 8 octobre, de je ne sais plus quelle année, mais il y a des lustres, je suppose. Je ne conteste pas que Pélagie soit quelqu’un d’honnête,   ni que sa vie fut exemplaire au point de lui dédier un jour entier de notre calendrier. Je ne conteste pas et elle  mérite de figurer parmi la longue litanie des saints…et je n’ai rien contre Pélagie, en temps que telle,  car si elle a gagné ce droit pour un paradis sans fin, ce qu’elle le valait bien. Sans doute…

Autant qu’il m’en souvienne, je n’ai jamais rencontré personne du doux prénom de Pélagie,  à part peut être une certaine Pélagie la charrette, alors j’apprécierai qu’elle et sa charrette, se tire ailleurs et laisse la place qu’elle a usurpée, je dis bien usurpée, volée à Sainte Brigitte, ma copine, qui elle aussi le vaut bien et largement. Car depuis que je porte ce nom, o combien valeureux et illustre que m’a mère m’a donné, sans contrepartie aucune,  (je dois dire que les cadeaux de ma mère, ont été si rares que ça mérite d’être rapporté)  Depuis que je porte ce prénom disais-je, on a toujours célébré ma fête le 8 octobre, et cette date me satisfaisait pleinement. Par ce beau jour d’automne,  j’entendais alors,  des : hé, vieille branche, bonne fête,   je recevais un ou deux coups de fil, et pour marquer le coup, je payais ma tournée aux amis, et j’avais  droit à un mot  gentil et parfois à un petit cadeau. Bref, on pensait à moi  et j’en étais ravie. Mais, tout là-haut dans des sphères lointaines du clergé, quelqu’un d’un peu givré  ou qui ne savait plus comment occuper ses journées, a décidé de décaler Sainte Brigitte de son 8 octobre où elle était bien installée sur son trône, et je rappelle aux incultes que sainte Brigitte était reine de Suède et qu’à ce titre elle avait droit à certains honneurs dus à son rang, et bien maintenant on l’a carrément reléguée dans les oubliettes du mois de juillet où   la France entière, c’est bien connu,  est partie en vacances. Résultat, c’est la bérézina, plus personne ne me souhaite ma fête, car un 23 juillet, en voilà  une date à la noix.

Et si j’étais vraiment curieuse, j’aurai été voir sur le net, ce que Pélagie avait fricoté de plus que Brigitte en personne, et pourquoi on l’avait exhumée de son placard, où elle devait pioncer du sommeil des justes. Mais je ne veux pas donner plus d’importance à cette soi-disant sainte, j’ai jeté un œil en fait, et je n’ai pas été convaincue qu’elle vaille franchement le déplacement. Alors je supplie toutes les Brigitte de France et de Navarre, de réintégrer notre sainte à sa sainte place, elles comprendront, ce juste retour. Unissons-nous mes sœurs, créons un site, un blog, remettons Sainte Brigitte sur son trône, à la belle date du 8 octobre, et virons cette usurpatrice de Pélagie, pour toujours, pour les siècles et les siècles, amen !   

       Brigitte lécuyer  Octobre 2006   

Par Bigitte Lécuyer - Publié dans : Billet d'humeur
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Lundi 16 octobre 2006 1 16 /10 /Oct /2006 13:31

J'ai été si longtemps

A garder au fond de moi

Tout ce que j'étais

Tout ce qui n'allait pas

Aujourd'hui, qui je suis, où j'en suis

Je ne le sais pas

J'avais si mal dans ma langue

Dont les mots ne servaient pas

Tant de questions qui se bousculaient

Sans pouvoir s'échapper

C'était un gouffre noir

Qui me servait d'identité

Qu'en est-il, aujourd'hui

Du vide de mon passé

J'enfonce au goût du temps

Le clou d'une vérité

En criant, en crachant

Tout ce que je n'ai pas été

Pour un jour établir

Un semblant de liberté

Texte écrit par Nathalie KUCHARD d'après un tableau d'Halina Mennaï

 

Par Nathalie Kuchard - Publié dans : Description de tableau
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Dimanche 15 octobre 2006 7 15 /10 /Oct /2006 13:14

L’air semblait mélangé au sable, la chaleur était suffocante et donnait un goût âcre à la salive. Le ciel étalait largement son drapeau turquoise sur les toits de la ville….

 

 

L’agitation régnait partout, des ennemis sans doute. Le bruit montait en même temps que la foule près des remparts de la cité ancienne. L’enfant lui, avait le rempart des bras de son père pour abriter sa chevelure brune et bouclée.

 

 

L’enfant ne désirait rien d’autre que la force rassurante de cette voix et de ces bras. Tout le monde courait dans tous les sens. Les balles sifflaient bruyamment comme les abeilles autour d’une ruche. Les murs séculaires faisaient écho à ce bourdonnement. Explosion, détonation, fumée. Le ciel prenait des tons d’olive noire. La poussière qui se dégageait ne masquait pas les hurlements de terreur. Chacun essayait de trouver un abri. Le père courait avec le petit serré contre lui.

 

 

Alors l’enfant sentit une brûlure terrible, sorte de rivière chaude et glacée qui fit sursauter son petit corps plein de sang. Le rempart des bras paternels tremblait encore dans son regard qui s’opacifiait quittant injustement l’avenir.

Texte de Caroline Tafoiry, peinturologue

Par Caroline Tafoiry - Publié dans : Essai
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Jeudi 5 octobre 2006 4 05 /10 /Oct /2006 17:59

Ses rêves sont derrière elle… Elle les a déposés depuis longtemps à la porte de ses souvenirs.
Elle est encore jeune pourtant.
A quel moment s’est-elle perdue ?
La mélancolie dans son regard est presque insoutenable, la douleur trop présente. Ses lèvres ne sourient plus.
Elle passe des heures face à la mer, le regard lointain, au-delà de l’horizon.
Elle l’attend, des jours entiers, égrenés par les heures qui s’écoulent dans le grand sablier du temps, secondes infinies…
Elle arrive le matin dans la pluie, dans la neige, dans le froid, dans la douceur, dans la chaleur, jusqu’au soir où sa mère l’attire vers la nuit, dans la fausse accalmie d’un sommeil perdu.
La raison abandonnée dans la vaine attente.
Les marins ne sont jamais rentrés et tout espoir est perdu depuis longtemps.
Seule une silhouette filiforme témoigne qu’un jour des hommes sont partis pour ne jamais revenir.

Marie-Laure BIGAND

(texte écrit d'après un tableau d'Halina Mennaï)

Par Marie-Laure BIGAND - Publié dans : Description de tableau
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Vendredi 1 septembre 2006 5 01 /09 /Sep /2006 07:35

Un coup peut en cacher un autre.

Sans vouloir faire un bon ou un mauvais coup, mon propos sera consacré au coup : au coup dur, coup de force, coup de chaleur, coup de coeur et coup de boule qui s'accumulent dans nos actualités de ces dernières semaines.

Sur un coup de tête se transformant en coup de boule, et voilà la planète toute entière qui prend un coup de chauffe. Les trous dans l'Ozone seraient-ils responsables ?

Mais qui donc est responsable de tout cela ?

J'ai un vrai coup de blues pour ne pas dire coup de bambou avec tout ce qui nous arrive aujourd'hui, dans le ciel et sur terre.

Tout est parti d'un coup de boule !

Jugé scandaleux par les uns, ou bien "pardonnable" par les autres, qui excusent le geste sous la forme d'un coup de chapeau à l'artiste et au génie du stade.
"But de génie" ont en effet déclarés nos inénarrables commentateurs sportifs.
"Zizou est redevenu un homme et entre dans la légende", peut-on lire dans la presse...  Il a marqué un but non pas à la suite d'un coup franc mais sur un penalty imaginaire. 

Coup de théâtre sur un coup de sang qui se termine sur ce spectaculaire et planétaire coup de boule !!!

Un véritable  coup dur pour la finale de la coupe du monde de Football.
L'opinion publique est partagée. La Vox Populi s'exprime !!!
Beaucoup d'indulgence chez les uns et de la réprobation chez les autres.
On a toujours la défaite amère.

Mais peut-on sérieusement sacraliser le coup de boule et les insultes, dans une société de plus en plus violente ? La société du ni - ni : ni responsable - ni coupable ;
Cependant, il est possible de condamner ce geste réellement violent, tout en gardant l'estime voire  l'admiration pour Zizou.

Attention !!!  Coup de balai dans l'actualité à la vitesse du zapping.
Un événement peut en cacher un autre.

Coup d'oeil sur les informations.

L'affaire est délicate, mais je m'y risque au nom de la liberté d'expression.
Coup de force d'Israël sur le Liban, contre le Hezbolla, peut-on lire dans la presse.

Un préalable s'impose :
Oui, il est incontestable que l'Etat d'Israël a légitimement le droit de vivre en Paix, comme cela est tout aussi légitime pour le Liban et pour tous les peuples de monde.

Des coups, toujours des coups... Coup d'envoi d'un été meurtrier !
Résultat bien réel : Un spectacle abominable et banalisé de la guerre qui fait de très nombreuses victimes innocentes dans les 2 camps, (mais 10 fois plus au Liban), sans parler des représentants de l'ONU qui ont été bombardés par erreur d'identification, dit-on du côté israélien.

Pour 2 soldats israéliens emprisonnés, combien faudra-t-il encore de morts dans les 2 camps et faudra-t-il aussi détruire tout le Liban ?

Stratégie militaire, coups de dés ou coup de poker, la question est ouverte, pendant que la diplomatie internationale s'agite à Rome, sans prendre de décision.

 "Coup d'éclat " de Dominique de Villepin à Beyrouth au sujet de ces événements, à la télévision au 20h00.

L'auto-censure me guette, car il y a des sujets tabous dans notre pays.
Il est quasi-impossible de faire la moindre critique concernant l'Etat d'Israël, sans  être accusé, à tous les coups, d'antisémitisme.
Il ne s'agit pas d'un simple coup de tête, mais d'un vrai coup de gueule !

Pendant ce temps, partout en France, les coups de chaleur et les coups de soleil font place aux coups de foudre, dans le ciel comme dans les coeurs.
Sur les plages ensoleillées, entre coquillages et crustacés, il y a ceux et celles qui recherchent les bons coups, pendant que d'autres s'apprêtent plus discrètement à faire des mauvais coups, avant le coup de filet de la maréchaussée.

Pour conclure mon propos, entre nous il n'y aura pas de coup de Jarnac.
Vous qui partez en vacances, je ne vous ferai pas le coup de la panne ni le coup du lapin, encore moins le coup de grâce.
L'heure est venu pour nous de boire un coup (avec modération) et de rire un bon coup, tout en m'exprimant aujourd'hui par ce coup de crayon, faute de pouvoir donner un bon coup de pied au cul à tous ceux qui mettent en danger notre planète.

Après les vacances d'été, nous aurons pris un coup de jeunes ou bien un coup de vieux. Cela dépendra beaucoup de chacun et du coup de pouce que l'on veut donner à sa vie !  
Bonne vacances à tous.

José GUERIN -

 "Quartiers d'été" sur RGB 99.2 , le 27 juillet 2006

Par José Guérin - Publié dans : Billet d'humeur
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