Qui sommes-nous ?

Association Mots Migrateurs


L'association comprend aujourd'hui une trentaine de membres.


Collectif d’écrivains en Val d’Oise, ouvert à toute personne ayant un projet d’écriture : roman, recueil de nouvelles, pièce de théâtre, livre d’artistes, etc...

Une association à partager.

L’association Mots Migrateurs a pour objectifs de permettre à des écrivains, des auteurs de se rencontrer régulièrement, de faire connaître la littérature et l’écriture sous toutes ses formes, de mener toute action visant à promouvoir les écrits ou travaux littéraires de ses membres actifs, de faire vivre l’écriture contemporaine autrement.


mots.migrateurs@club-internet.fr .

www.motsmigrateurs.fr

 
Dimanche 18 juin 2006

Sur la crête des mots, il surfe
Verse en pluie de confettis
Des mots indigo, 
Des lettres en vedettes,
Tripatouille, gribouille, barbouille 
Phrases et paraphrases,
Survole et décore de rimes anonymes
Pétris les sages consonnes
Emmêle les demoiselles voyelles
Folâtrer au bordel.

Sur les carreaux d’un bloc note, il pianote
Ou s’arrête, circonspect, tout net
Il empoigne des virages avec rage
S’évade des lignes bleues ou violettes
Le poète. 
Et tandis que s’érodent, ses odes
Au gré des passés imparfaits
 Autant de présents si présents,
Et loin des futurs antérieurs,
 La grammaire, angoissée, se terre
 Quand au dehors, 
 Les libellules émues stridulent
 Les anophèles s’interpellent
Plus tard, il le sait
On lancera des pétales de rose sur la prose.

  De compositions volages en poèmes sages,
  De thèmes en anathèmes
  De suites échevelées en rimes cabotines
  Selon l’inspiration des printemps
Il bafouille, fouille et farfouille
Muni de dictionnaires obèses
Scrute de travers, les retardataires 
En considère l’effet, les reflets, que ça fait !
Puis  il contemple ce ramassis indécis
Et recueille dans ses panières,
Ces  invités de fin de soirée, sans livrée.

  Il laisse croupir au creux d’oubliettes proprettes
Balourdises,  sottises et queues de cerises,  
N’en peut plus, de raturer, biffer, 
S’escagasser la santé
Pour la postérité 
Et proclame la fin des hostilités
Les autres, les recalés,
Voués à un sort amer,
Dans la mer
Iront se jeter,
Écoeurés.
Ils pourront bien crier,
Se traîner à ses pieds, supplier
Peu de chance
Qu’il épargne ces reliquats indélicats
 
Il range, dérange les élus hurluberlus,
Qui paradent dignes et en cadence  
Pleins d’insolence
Les écrits, dégringolent, en rigoles
Se bousculent, basculent
Hors du temps,
Réjouis comme des enfants
Dans une cour de récré.
Ces miraculés piaffent d’impatience
Et sans gêne, écrasent les pieds du voisin !
Quel honneur, quel bonheur
On sort de l’anonymat
Les p’tits gars !
Chantonnent-t-ils  tous en chœur,
Ne traînons pas à cette heure
Rentrons dans l’ordinateur

Harassé, vidé de tout ressort
 Sur ses vers 
 Solitaire,
 À bout de nerfs
 Le poète épuisé, s’endort.

Poème écrit par Brigitte Lécuyer - Mai 2004

par Brigitte Lécuyer publié dans : Poésie
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Dimanche 4 juin 2006

Rembrandt Harmenszoon van Rijn (15 juillet 1606 - 4 octobre 1669), a produit environ 600 peintures, 300 gravures et 2000 dessins. Grâce à son goût pour les autoportraits (il en a réalisé une centaine tout au long de sa carrière), on peut suivre son évolution personnelle, tant dans son apparence physique que dans ses émotions. Le peintre se représente sans concession, avec ses défauts et ses rides.

Tous les tableaux de Rembrandt sont mondialement connus à commencer par ses portraits de groupe comme « La leçon d’anatomie du professeur Tulp » ou « La (fameuse) ronde de nuit » - tableau de plus de 12 m2 exécuté pour la guilde des arquebusiers d’Amsterdam. Rembrandt est en fait extrêmement prolifique et s’attaque, contrairement à nombre de ses contemporains, à tous les genres, portraits, natures mortes, paysages, sujets religieux, etc..

Voici une description du  tableau « Philosophe en méditation » qui a été peint par le grand maître en 1631 et que vous pouvez toujours admirer à loisir aujourd’hui au musée du Louvre à Paris.

 

Il y a du feu dans la cheminée, au premier plan à droite. Ici la lumière ne permet pas de dire si nous sommes dans la fraîcheur d’un automne tardif ou le froid piquant d’un long hiver. Qu’importe !
La servante, penchée, est toute à son affaire. Elle met du bois dans l’âtre. Seul son visage nous éclaire sur son âge sans doute avancé. La pièce est immense, nue, rude. Pas un tableau au mur, pas une tapisserie, juste ici et là une corbeille ou un panier suspendus. Le lieu est austère à l’image de ses propriétaires.
Ici, pas de signes ostentatoires de richesse, pas de distraction pour les yeux.

Dans la diagonale opposée au foyer, sur la gauche, un homme à barbe blanche, est assis dans un fauteuil, les mains croisées posées sur son ventre, un grand manteau en guise de fardeau. L’inclination de la tête, le poids des paupières laissent à penser que notre philosophe est en pleine méditation.
 

Devant lui, une table de travail, encombrée de livres savants, le sépare de la fenêtre.
L’huis est source de lumière froide, le feu, lui, rayonne de couleurs chaudes. Entre les deux, le clair-obscur d’un escalier monumental en colimaçon.

Passage des cendres incandescentes à la croisée baignée de soleil, passage de l’Enfer au Paradis, de la souffrance des hommes à la sagesse divine. Passage alternatif, transcendantal, changement d’éclairage sur la nature humaine.

La volée de l’escalier fait le trait d’union entre le sol et le très haut plafond du premier étage, entre la terre et le ciel. Elle symbolise la spirale du temps, le temps cyclique des saisons, celui des générations. Son bois usé nous invite à grimper, marche après marche, heure après heure, année après année… Effort de l’ascension vers encore plus de sagesse, plus de clairvoyance mystique.

Entre le vieil homme et les degrés du sablier monumental, une porte en plein cintre, massive et basse, condamne l’accès au sous-sol. Et voici soudain qu’à la croisée de l’espace lumière et de l’espace-temps, notre penseur devient, en bon Platonicien, sentinelle de la Caverne, ou gardien du temple, par amour du protestantisme puissant qui habite la Hollande du XVIIe siècle.

Le  « Philosophe en méditation » de Rembrandt est plus qu’une œuvre picturale de grande virtuosité, c’est une invitation à notre propre cheminement intérieur.

Texte réalisé par V.Gabralga pour l'émission radiophonique Mots Migrateurs du 4 juin 2006 sur 99.2 FM (Val-d'Oise uniquement) ou www.radiorgb.net

par V. Gabralga publié dans : Essai
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Dimanche 4 juin 2006

J'aimerais que ce site Marge soit davantage qu’un site personnel de poésie, comme un appel d'air, une invitation à la découverte, un élan de liberté. Sans frontières, la poésie n'est pas seulement dans les mots, elle habite aussi les choses et les êtres : une sculpture à contre-jour, un geste de la main, l’esquisse d’un regard ou bien encore une arrière-cour débusquée au hasard d'une promenade.

La poésie pourtant respire mal. Elle se cloisonne volontiers en chapelles, s’égare dans le formalisme, cède au repli identitaire. N’est-elle pas avant tout respiration ? C’est dire qu’elle est une façon d’être, une implication.

Qu’elle soit à la marge comme toute création authentique , m’incite plus encore à en évoquer toute l’emprise, la charge d’étincelles. Au fracas de la nuit, elle est cette traînée de poudre, cette flammèche toujours vive…

Fragile, elle dresse passerelles et échos pour ne pas s’effacer dans le bruit du monde. Aussi, le web s’impose-t-il comme un moyen d’échange pour accentuer le mouvement et porter la voix. Miroir aux alouettes pour certains, il suffit de suivre le lapin blanc pour passer de l’autre côté du miroir...
Je vous souhaite une belle navigation.

Jean-Marc Baholet

Jean-Marc Baholet est un poète authentique qui souhaite rejoindre notre association Mots MIgrateurs. Ce texte est celui de la page d'accueil que l'on trouve sur l'un de ses sites Internet personnels : http://jeanmarc.baholet.free.fr/

par Jean-Marc Baholet publié dans : Témoignage
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Mardi 25 avril 2006

Il faudrait des mots, 

Des cendres

Et des rayons de silence.

Il faudrait de l’eau, 

Apprendre 

Et se taire. 

Il faudrait du temps 

De l’air, 

Un ciel immense.

 

Il faudrait regarder, 

Reconstruire,

Créer.

 

Il faudrait écrire 

Sans fin 

La vie.

V. Gabralga.   

par V. Gabralga publié dans : Poésie
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Mardi 25 avril 2006

Pourquoi écrire ?

Pourquoi peindre ?

Pourquoi écrire ?

Pourquoi peindre ?

Pourquoi dire ?

Non ; Pourquoi se taire ?

Je m’exprime, je m’évacue, pour me trouver,

pour me connaître puis pour vous connaître et

vous trouver, pour nous trouver, nous

Re-trouver. Mieux.

Je jette ici sur le papier comme je jette

ainsi sur la toile.

Je crie sur le papier comme sur la toile.

Pour après rire, sourire hors papier,

Hors toile avec vous, dans la vie.

Peut-être que d’autres sourient dans

le papier, nous offrent un rire par la toile.

Moi, je pleure dans le papier,

Pour mieux rire avec toi.

Pourquoi écrire ?

- Pour dire non. Pour dire non en couleur.

« Mais, il faut plus que dire non ! »

- Je transmets, c’est l’émotion « quel terme flou ! »

- Le ressenti, plus que les sensations

des sens, les sensations du cœur, de

l’âme.

- En fait, je prends l’émotion et je la rends.

Mais je ne la rends pas seule.

Je la mets à ma sauce. Je l’agrémente de moi-même.

Je la nourris et elle me nourrit.

Si vous voulez, vous pouvez continuer la chaîne.

Je voulais, non, je VEUX vous dire deux choses

Encore : Ma première expo, mon texte

de présentation, comme une chanson,

juste les mots qu’il faut et rien de plus.

« Identité

Exode

Emotion, Portraits.

Encre acrylique et puis tout ce qu’on peut utiliser,

Récupérer, bâtons, papiers du quotidien, tissus,

dentelles, emballages…

Apprendre avec la vie et surtout, travailler avec

les mains, les doigts… »

et puis ce qu’il y eut après,

après qu’on m’ait vue nue ! Vous

vous vous êtes déjà mis tout nu, vous ?

C’est fragile.

Fragile parce qu’on se dit que les

larmes sont là au bout des yeux et

qu’un tout petit mot pourrait les attraper.

Fragile parce qu’on se tord les pouces

dans tous les sens, un pied sur l’autre

timide pour aller vers les autres, mais

si heureuse de leur raconter, de les

écouter.

Alors, même maintenant, en écrivant,

je suis fragile, fébrile, parce que je vous

livre, un, mon, des, mes secrets :

«  C’est un tournant dans ma vie.

Je me découvre, on me découvre.

Moi la vraie. Je m’apprends.

Ainsi, je m’aime.

Je suis heureuse, je me sens

vivre, m’épanouir, devenir un être exceptionnel

et unique, pouvoir le partager,

le donner même, et

ainsi pouvoir recevoir aussi.

C’est ça « la clé du bonheur »

Je veux continuer.

Je suis fragile car

Découverte, vulnérable ?

Je suis nue, et belle.

Je vie.

Je vie du précieux, du vrai

et j’aimerais

pouvoir ne vivre plus

que ça !

La paix, c’est ça le mot. Trouver la paix.

 

Halina Mennaï

Mars 2004.

Texte lu par l’auteur au cours de la réunion de l’association Mots Migrateurs du 31 mars 2006 à Cergy.

Extrait de la Revue de femmes en Méditerranée. ETOILES D’ENCRE. N° 19-20.

« Ecrire pourquoi ? » Avec l’aimable autorisation des Editions Chèvre-feuille étoilées. Montpellier. Tél. : 04 67 73 75 45.

par Halina Mennaï publié dans : Essai
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Mardi 25 avril 2006

J’avais rencontré Sarah, que je n’avais pas revue depuis le temps de l’université. C’était déjà si loin ! Elle avait un peu vieilli, ce qui me fit penser que moi aussi. Pourtant bizarrement, en étudiant attardé, incapable d’entrer vraiment dans la vie, il me semblait que le vieillissement n’était pas une donnée de mon existence, non plus que celle de ma génération. J’avais quitté Sarah jeune fille. Elle s’était mariée et avait eu des enfants. Son mari s’était engagé dans l’armée, elle avait trouvé refuge à la campagne, en Normandie, pour ses enfants. Nous étions bouleversés par le présent et préférions parler du passé qui nous faisait chaud. Il était curieux de constater comment nous arrangions nos souvenirs et comment ni l’un ni l’autre ne cherchait à rétablir les faits dans leur exactitude. Nous nous perdions dans des réalités arrangées qui nous faisaient plaisir. On édulcorait les aspects troubles afin de se parler plus à l’aise, comme si nous avions scellé un pacte, avant de nous revoir. Il y avait de vieux secrets qu’il valait mieux ne pas réveiller, pour, pensions-nous, ne pas nous faire mal : ce que l’un et l’autre auraient dû faire et n’avaient pas fait, pour un tas de raisons inutiles à détailler. On se quitta content, comme si chacun avait puisé de la force dans des souvenirs joyeusement enjolivés. On promit de se téléphoner, mais nous en avions la conviction, il ne s’agissait là que d’un mensonge de plus. Valait mieux se quitter bons amis et feindre d’oublier qu’à un moment, nous aurions pu être bien davantage. A cela, évidemment, nulle allusion.

En la quittant, je m’aperçus qu’elle avait ravivé une blessure ancienne qui n’était pas prête de se refermer et je commençai à visionner le film de ce temps d’avant, me plongeant avec une délectation morbide dans l’instant qui avait tout gâché, et sur lequel il n’était plus possible de revenir. Chez moi dans le hall d’entrée, je pris connaissance d’une lettre me demandant de me présenter au régiment de l’armée de terre de Blois dans trois jours. Ainsi, le cauchemar persistait. Impossible d’en sortir d’un coup de baguette magique. Qu’allais-je faire avant cette date ? Je n’avais rien en vue, sinon, peut-être vaguement, une nouvelle envie de revoir Sarah, mais ce n’était pas vraiment envisageable. J’allais au cinéma revoir Le Plaisir de Max Ophuls sans comprendre que celui-ci me ramenait à l’époque de la cinémathèque à l’université de Paris III et que l’université me ramenait à Sarah.

Le lendemain, mes pas me conduisirent vers l’endroit où je l’avais rencontrée : boulevard Saint Honoré. Sarah souriante vint à moi. On s’extasia sur le très grand hasard et, comme si nous avions pensé toute la nuit à ce que nous allions nous raconter le lendemain, on trouva tout à coup mille sujets de conversation. Vint le moment où les sujets ne portant pas à conséquence se tarirent. Nous nous dévisageâmes et le silence de part et d’autre devint oppressant. J’avais envie de fuir, comme j’avais fui avant, peut-être mais, en même temps, une irrésistible attirance m’imposait de rester. Ce fut alors qu’elle posa la seule question véritablement gênante : celle que je refoulais toujours derrière d’autres. La question fusa et s’immobilisa devant moi en attente d’une réponse.

Extrait du livre de nouvelles intitulé «  CONFUSION et autres nouvelles sur la fin des temps » de Luc Hazebrouck chez Armiane Editions. Avec l’aimable autorisation de l’auteur.  

par Luc Hazebrouck publié dans : Nouvelle
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Mardi 25 avril 2006

 

Le mot, murmure de la voix

Parole, phrase, ou énoncé pour exprimer une pensée

Ne souffler mot …

Ne rien dire ou bien encore parler pour ne rien dire.

Résumer en un mot une idée, est-ce bien raisonnable ?

Avec des mots d’amour, de joie, de colère ou de tristesse

Il y a aussi les mots de remerciements, en toutes circonstances.

Avoir le dernier mot dans une discussion, sans perdre la raison

Sans avoir des mots, sans se quereller…

Parole, paroles,  parle plus bas avec des mots doux  pour le dire,

Mais surtout, avoir son mot à dire pour affirmer sa liberté.

En toucher un mot à quelqu’un, en tout bien tout honneur,

Au bas mot de temps en temps, les mots se ramassent à la pelle chantait le poète…

Des mots de passe, des mots d’ordre… Attention

J’ai deux mots à lui dire !

Des mots d’esprit ou peut-être bien un vieux mot…

Pourquoi pas le mot de Cambronne  (Merde)         

Vous avez dit gros mot ?

Tout de suite les grands mots et les grands airs

Alors que d’autres parlent à demi-mots et à mots couverts.

 Ils courent, ils courent les mots dans tous les sens

Sans dessus, sans dessous et se jouent des mots croisés.

Sans avoir peur des mots,

Je dis qu’il faut trouver les mots justes pour dire tout le bien

Que je pense de « Mots migrateurs »

Où sont à l’honneur tous les mots, petits et grands, pour notre plus grand plaisir !

Ainsi s’achève mon propos, c’est le mot de la fin,

« Savourons, avec gourmandise, les mots migrateurs »

Pour partager ensemble de belles et surprenantes migrations aux pays des mots !

José GUERIN 

Texte écrit par l’auteur pour la réunion de l’association Mots Migrateurs du 31 mars 2006 à Cergy.

par José Guérin publié dans : Essai
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Mardi 25 avril 2006

J’ai fait un rêve doux, étrange et pénétrant…
J’ai fait un rêve d’amour
Entre tous les hommes
Quelle que soit leur couleur de peau,
Leur religion ou leurs croyances

J’ai fait un rêve d’amour,
De générosité vers plus de tolérance,
D’acceptation
Que les femmes soient mises au premier rang
En signe de valeur et de qualité des hommes

J’ai fait un rêve d’amour
Pour plus de liberté
Celle de rêver,
Celle de réaliser un monde meilleur
Celle de préserver notre planète

J’ai fait un rêve d’amour
Celui de cultiver notre héritage commun
Oeuvrons ensemble pour réaliser ce rêve
Si vous pensez que vous y avez  droit
Que vous êtes à votre place pour construire cette terre

Si vous pensez que nous avons le devoir
De plus de justice, plus de temps
Plus de voyages, parcourons notre planète…
Ne laissons pas ceux qui prennent nos richesses nous persécuter
Oeuvrons ensemble pour plus de liberté.

A l’amour universel
Maeva de l’Isle
Méru, le 14 novembre 2004

Texte confié par l’auteur à V. Gabralga pour une lecture lors de la réunion de l’association Mots Migrateurs du 31 mars 2006 à Cergy.

par Maeva de l'Isle publié dans : Poésie
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Mardi 28 mars 2006

  La tristesse s’abattit d’un coup sur Sandra. Elle se dirigea vers l’arrêt de bus pour se rendre à son travail. Frissonnante, elle regardait ce paysage familier, embelli par la présence du manteau neigeux. Le répit serait court et la beauté fugace, avant de se transformer en une pataugeoire salissante après le passage des piétons et des véhicules. Avec un peu de chance, si la température ne repassait pas au-dessus de zéro, seules les branches des arbres garderaient jalousement ce curieux habit. Si la neige était encore présente ce soir, toutes deux se précipiteraient à la fenêtre et joueraient des lueurs échappées des lampadaires, transformant les alentours en conte imaginaire. Jolie soirée en perspective pour la mère et la fille qui s’inventaient des histoires dès qu’une occasion se présentait.

 

   Extrait du roman (p.8) « Pour un enfant » de Marie-Laure Bigand paru aux éditions In Octavo (www.inoctavo.com)

 

par Marie Laure Bigand publié dans : Extrait roman
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Mardi 28 mars 2006

Signe des temps, les artistes de la chanson au féminin sont de plus en plus nombreuses et de plus en plu créatives. Elles ne se contentent pas d’être de simples interprètes revisitant les succès d’hier, mais elles ont une véritable passion pour l’écriture et la composition.

Bien évidemment, je ne parle pas ici des stars « préfabriquées » par la téléréalité, univers impitoyable pour nombre de jeunes à la recherche simplement de « la célébrité ». Je veux parler des jeunes artistes qui possèdent un vrai talent et qui « piaffent » d’impatience pour aller à la rencontre du public et du succès. Avec elles, la chanson rime avec création, où le sensible et le plaisir des mots trouvent un bon équilibre avec une énergie musicale sans cesse renouvelée. Elles ont des voix moins formatées, des personnalités plus singulières et développent un vrai tempérament sur scène.

De Lili Cros, à Oshen, en passant par Anaïs, Camille, Clarika, Marjolaine, Jeanne Cherhal, Orly Chap, Mell, Pauline Croze, Agnès Bihl, Olivia Ruiz, Amélie-les-Crayons, Emily Loizeau, Daphnée… elles marchent et rebondissent dans les sillons de leurs aînées ou de leurs grandes sœurs comme Juliette et bien d’autres.

   Extrait de l’article « La chanson au féminin pluriel » signé José Guérin et paru dans la revue Vivre en Val d’Oise N° 96 Mars-Avril 2006 – 8 Euros.

http://www.corlet-editions.fr/services/univers/ile_de_france/virtual/revuevivreenvaldoise/e-docs/00/00/08/8B/document_ouvrage_valhermeil.md?type=text.html

par José Guérin publié dans : Article de presse
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